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Qui est Jean-Claude Schlaepfer ? Né à Genève en 1961, Jean-Claude Schlaepfer a étudié le piano durant de nombreuses années, notamment avec M. Risler. Au Conservatoire supérieur de musique de Genève, il a suivi avec succès lensemble des cours théoriques et ses études sachevèrent avec le diplôme de culture musicale, le Prix du Conseil dEtat de Genève et le Prix de composition (classe de Pierre Wissmer et Jean Balissat). Par la suite, il se perfectionna chez Betsy Jolas, compositeur et professeur au Conservatoire national supérieur de Paris. En 1988, il fut lauréat du concours organisé par lAssociation des Musiciens Suisses. Parallèlement à son activité de compositeur, il enseigne lharmonie et lanalyse musicale au Conservatoire supérieur de musique et au Conservatoire populaire de Genève. A propos du Stabat Mater de Schlaepfer La veille de sa création le 20 mars 1991, Jean-Claude Schlaepfer confiait à La Tribune : «La commande de la Psallette, faite à loccasion du 700e anniversaire de la Confédération, me laissait le libre choix du texte. Mon amour du latin, langue très agréable à mettre en musique, a été à lorigine de tout le travail de composition. Pour redécouvrir le sens originel de ce texte, je lai dabord déclamé comme un acteur, car il contient toute la violence, la compassion, le doute et lespoir des hommes. La force des sentiments, je lai mise dans le chant mais aussi dans des cris, des parlandos. Demblée, jai pensé à une soliste unique, la soprano, qui a un rôle fondamental, [ ] car sa responsabilité est énorme : elle apporte souvent la note dentrée au choeur et doit chanter sans le soutien de lorchestre. Quant aux choristes, jai tenu compte deux en écrivant de façon accessible. Néanmoins, leur partie est souvent complexe du fait de son autonomie et de sa complémentarité avec lorchestre.» Au lendemain de la création, on a pu lire : «Écrit dans un langage résolument contemporain, louvrage cherche pourtant des points dappui loin dans le temps (Renaissance par exemple) comme dans le troisième mouvement a cappella. [ ] Le hiératisme de la direction se trouve justifié par le lent déroulement de la partition, à la manière dun psaume. Ce qui nempêche pas les interprètes de prendre des risques (dans les étranges «parlandos» du choeur entre autres) et de les assumer sans faille face à un public enthousiasmé par la nouveauté de loeuvre.» (La Tribune) «J.C. Schlaepfer a démontré non seulement une patte musicale généreuse et inspirée, mais également une prise en charge des apports de son époque. [ ] lombre de Betsy Jolas est présente dans sa manière de traiter la masse instrumentale, les larges plages sonores destinées à animer, éclairer et dramatiser le texte quil doit sous-tendre. La nature de J.C. Schlaepfer retient lattention aussi bien par le soin quil met à équilibrer son orchestre, son choeur, mais encore à faire passer un souffle dramatique dans son propos musical. Sa plume est vivante, généreuse et solide. Larchitecture de loeuvre est aussi accomplie que ferme.» (La Suisse) « [ ] une commande adressée par la Psallette au jeune compositeur genevois Jean-Claude Schlaepfer, présentée ici en création. [ ] lauteur, dont on a déjà pu apprécier quelques pages marquantes, prouve ici demblée quil maîtrise souverainement sa technique décriture : dans lutilisation de lorchestre comme dans lemploi des voix, tous les éléments, tous les détails, concourent à cerner un dessein clairement exprimé. Dans une syntaxe où lharmonie est remplacée par de fluides textures sonores, où la mélodie se met en toute liberté, ramassée, éclatée ou parcellisée, Jean-Claude Schlaepfer parvient à maintenir un discours dune cohérence parfaite tout en restant, à labri de tout procédé, de toute redite, parfaitement original. Lintériorisation, le respect, la délicatesse avec lesquels le texte liturgique est abordé est sans doute aussi lun des gages de cette réussite : pas deffet facile dans cette page, à la fois tendue dune couleur dramatique intense, et apaisée dune sérénité confiante [ ]» (le Journal de Genève) |
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