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Giacomo CARISSIMI (1605-1674), Historia di Jephte On sait peu de chose de ses premières études musicales. Cest en 1623 que Carissimi commence sa carrière comme chanteur de la chapelle de la cathédrale de Tivoli, dont il devient organiste en 1625. Entre 1627 et 1629, il occupe le poste de maître de chapelle de la cathédrale San Rufino dAssise, avant dêtre nommé maître de chapelle de la basilique Saint-Apollinaire du Collège germanique de Rome, lun des plus prestigieux collèges jésuites du temps. Les fonctions de cette charge, quil conservera jusquà sa mort, sont multiples. Carissimi doit en même temps surveiller léducation des élèves, diriger la formaion musicale des jeunes choristes et assurer lorganisation des exercices musicaux de Saint-Apollinaire. Ce musicien profondément modeste, ordonné prêtre en 1637, refusera toutes les offres avantageuses que lui font les cours de Bruxelles et dAutriche et la toute-puissante ville de Venise. Bien que son uvre immense soit jouée partout et que sa célébrité se répande dans toute lEurope, il mène une existence simple et discrète. Son influence sera cependant considérable, parmi ses héritiers, on peut citer notamment Marc-Antoine Charpentier. Luvre attribuée à Carissimi est immense : messes, motets latins, cantates italiennes, oratorios. Si une partie de cette uvre a été éditée de son vivant sous son nom, le reste est malheureusement dauthenticité douteuse. Aucun manuscrit autographe de Carissimi sauf un nest, en effet, parvenu jusquà nous. Si nous connaissons ses partitions, cest grâce à des copies contemporaines ou plus tardives faites par des élèves du maître ou des amateurs de sa musique. Le nom de Carissimi est lié à lhistoire des origines de loratorio. On admet généralement quil en écrivit une quinzaine. Jephté est le plus célèbre de ses oratorios latins. Son texte est tiré du Livre des Juges de lAncien Testament. Jephté promit de sauver ses compatriotes du joug des Ammonites et fit vu, si Dieu lui accordait la victoire, dimmoler la première personne quil rencontrerait au retour de la bataille. Un sort fatal voulut que ce fut sa fille unique qui se présentât la première. Luvre se divise en deux parties : la première, heureuse, centrée sur la bataille et la victoire de Jephté, la seconde, remplie démotion par le caractère tragique du sacrifice quelle relate. Notes daprès Marc Vignal, Sylvie Bouissou et Adélaïde de Place dans Guide de la Musique sacrée et chorale profane, éd. Fayard |
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