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J.S.Bach (1685-1750), la Passion selon Saint-Jean Écrite à la fin de 1722, la Passion selon Saint-Jean était destinée à servir dépreuve à lappui de la candidature de Bach au poste de cantor à St-Thomas de Leipzig. Elle correspond aux chapitres 18 et 19 de lEvangile. Elle débute avec lépisode de Gethsémani et sachève avec lensevelissement du Christ. Lessentiel de luvre est formé de la lecture en récitatif du texte évangélique dans lequel sinsert le chur lorsque la parole est donnée soit à la foule soit à plusieurs interlocuteurs simultanément. Selon lusage des passions en musique, le récit est encadré par un vaste chur introductif et un «Schlusschor» dactions de grâces. Le récit est périodiquement coupé par des strophes de choral empruntées au répertoire déglise mais dont lharmonisation reflète le souci de Bach de traduire au plus proche du texte. Les chorals interviennent chaque fois que le récit évangélique comporte un élément quils sont susceptibles de commenter. La première partie, relativement courte malgré lampleur de son chur introductif Herr unser Herrscher (Seigneur notre maître), frappe par linquiétante persistance des remous de basse et lobsédante supplication des « Herr ». La seconde partie souvre par un choral introductif Christus der uns selig macht (Le Christ qui nous donne le salut), dont une autre strophe réapparaîtra à la fin de luvre, assurant ainsi à lensemble une forte unité. Après un bref épilogue racontant lensevelissement, luvre sachevait dans une première version par le célèbre Ruht wohl, ihr heiligen Gebeine (Repose en paix, sainte dépouille), adieu du chur en forme de berceuse, adressée au Christ mort, lune des plus belles pages de la musique. Un dernier choral conclusif Ach Herr, lass dein lieb Engelein (Hélas Seigneur, laisse tes chers angelots), dune grandeur majestueuse, lui a plus tard été adjoint; il apporte le point final sur la grandeur du mot «ewiglich» (pour léternité) qui donne ainsi au chef duvre sa dimension supraterrestre. |
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